Date : dimanche 9 mars 2008
Source : La Nouvelle RépubliquePas de quoi rougir
ADA BLOIS - ANTIBES : 71-81 Blois a tenu le choc, sans Orr ni BlotLes Blésois avaient bien gagné à Andrézieux, la semaine dernière, sans Orr ni Blot. Mais on doutait qu'ils puissent rivaliser avec Antibes, une formation taillée pour la Pro B, alors que leurs deux leaders manquaient encore à l'appel, l'un suspendu, l'autre blessé à l'épaule. Et pourtant… Hier, les joueurs de Nicolas Faure ont fait vibrer leur public et peut-être même tremblé leurs adversaires. Car si la formation coachée par Savo Vucevic a fini par s'imposer, elle a rarement eu plus de 6 ou 7 points d'avance, tout au long de la partie.
Ce n'est rien de dire que les Blésois ont mis tout leur cœur dans une bataille que l'on pouvait craindre déséquilibrée. Et Nehemiah Brazil a été le général de cette armée héroïque. Un général sabre au clair, qui s'est battu en première ligne pendant 40 minutes. On savait déjà que l'Américain était un des tout meilleurs joueurs de la division. Hier, il a ajouté un supplément de rage à son basket. Comme s'il avait envie de jouer pour lui, pour ses partenaires mais aussi pour les deux grands absents de la soirée.
De l'énergie à revendre Avec 35 points et 11 rebonds, Brazil a donc été l'homme de la soirée. Mais comment ne pas souligner, aussi, les belles attitudes de Marvin Edom, présent dans deux cinq majeurs, samedi, celui de la N3 puis celui de la N1. A 20 ans, on a de l'énergie à revendre…
Vainqueurs du premier quart temps, les Loir-et-Chériens ont résisté à des adversaires beaucoup mieux armés physiquement – quatre joueurs à 2 m et plus – mais, tenus de faire des choix en défense, ils n'ont pas su garder la ligne des 6,25 m, laissant Doubal et ses partenaires prendre des shoots longue distance (33-38, 17e). Si l'équipe méridionale n'a dès lors plus quitté les commandes, la bagarre a fait rage jusqu'à la dernière seconde ou presque. A maintes reprises, l'ADA est revenue sur les talons d'Antibes : 50-54 puis 59-63 avant que Nicolas Faure ne soit sanctionné d'une faute technique (33e), 64-68 un peu plus tard… Jamais, pourtant, les Blésois ne sont parvenus à égaliser. Sept lancers francs laissés en route et le manque de réussite de Maizeroi (5/20 au total, 1/12 à 3 points) peuvent en partie expliquer l'issue de la partie. Mais, non, vraiment, les Blésois n'ont pas à rougir de cette défaite.