A la veille du coup d'envoi de la saison de N1, on ne sait toujours pas combien de clubs y prendront part. Mercredi, Besançon a jeté l'éponge et Longwy a été repêché. Le cas de Saint-Etienne est toujours en suspens.
C'est du jamais vu. Chaque été réserve son lot de tergiversations fédérales, de liquidations judiciaires et de batailles juridiques, mais celui qui s'achève restera un « collector ». Vendredi, à la faveur d'un Angers BC - GET Vosges avancé d'une journée, le championnat de Nationale 1 débute dans un flou qui n'a rien d'artistique.
Besançon liquidé
Le dernier coup de théâtre en date, c'est le renoncement de Besançon, officiel depuis hier. Serge Legain, le président de ce qui restait d'un club relégué sportivement en Pro B, puis économiquement en N1, a décidé de demander la mise en liquidation de son club. « J'ai appris que l'on me privait de deux joueurs pour l'équipe de Nationale 1 en raison de la masse salariale considérée comme trop importante, déclare-t-il. Je devais donc faire avec seulement trois joueurs professionnels pour évoluer en N1. Difficile. Puis j'ai appris le [RC]désistement de sponsors privés et publics, soit un trou dans le budget de 150 000 €. J'ai donc malheureusement dû prendre la décision de demander la mise en liquidation judiciaire du BBCD. »
La fédération a pris acte, mercredi, de cette défection. Elle en a profité pour repêcher Longwy, premier relégué la saison dernière, lequel attendait dans les starting-blocks. Le Puy-en-Velay, qui devait débuter sa saison de promu samedi dans le Doubs, a accepté de modifier son déplacement pour se rendre à Longwy. Ce qui lui évite de ne débuter sa saison que la semaine prochaine contre... Saint-Quentin.
Saint-Etienne... plus tard
Le cas bisontin « réglé », il reste celui de Saint-Etienne, engagé à ce jour dans aucun championnat ! Lâché par son président-mécène en juin dernier, le SEB avait décidé de repartir avec sa section amateurs, laquelle relançait le CASE Pro Basket et réclamait de poursuivre son existence en Pro B, même avec un budget moindre.
Sauf qu'entre temps, la LNB, qui gère les affaires de Pro A et Pro B, avait tiré un trait sur le cas stéphanois, apparemment désespéré, repêchant Quimper (18e de Pro B) et Fos-sur-Mer (3e de N1).
Le club stéphanois a porté l'affaire devant le CNOSF (comité national olympique et sportif français), lequel a demandé un audit, payé par la fédération, des comptes du club. Il s'agit de déterminer, alors que l'ex-président lui réclame 450 000 € de factures, s'il est capable d'assumer le budget annoncé (1,1 M€). Cet audit devrait être terminé demain et la fédération devra ensuite décider si elle intègre Saint-Etienne à son championnat de... N1. S'il veut absolument rester en Pro B, le CASE pourrait alors faire appel au tribunal arbitral du sport mais devrait a priori accepter ce compromis.
Châlons « exempt »
Le hic, c'est que le club stéphanois n'a pour l'instant ni entraîneur ni joueur. Au mieux, Saint-Etienne sera engagé en N1 la semaine prochaine, même si à ce jour, aucun bureau fédéral - le décideur incontournable - n'est inscrit au calendrier. Pour favoriser la chose, un délai de trois semaines serait alors accordé au club, pour réunir et préparer son équipe, ainsi qu'un aménagement du calendrier.
En attendant, une chose est sûre : l'ESPE Châlons de Bertrand Van Butsèle ne débutera son championnat que la semaine prochaine. Avec un point de retard sur tout le monde.
ERIC JONNEAU
Le Courrier Picard

