de Duke » Lun 28 Sep 2009, 20:33
Tard dans la soirée de Vendredi, les dirigeants du CASE finisssaient par accepter la dernière condition qui restait à lever pour débloquer la situation et mettre fin à l’épreuve de force qui s’était engagée depuis quelques jours entre la F.F.B.B, les dirigeants de 15 des 17 clubs de NM1, et la 18ème « phalange » (le CASE)…, qui aura fait (bien malgré lui) couler beaucoup d’encre et de salive !… Retour sur le feuilleton de ce début de championnat 2009-2010…
Dans le courant de l’été, les clubs de NM1 apprennent que les équipes de Quimper et de Fos sur Mer ont été repêchées en Pro B pour y remplacer le S.E.B et Besançon. Le club de Besançon est immédiatement engagé en NM1, alors que le CASE (qui a repris ses droits sportifs auparavant délégués au S.E.B) doit encore attendre. L’objectif de Saint-Etienne n’est d’ailleurs pas de jouer en NM1…, mais en Pro B !… Coup de théâtre : à 48 heures du début du championnat, la F.F.B.B décide de remplacer Besançon (dont la situation financière semble devenue subitement sans espoir) par Longwy, formation rétrogradée sportivement en NM2 à la fin de saison 2008-2009. Les Lorrains relèvent courageusement le défi et acceptent de rentrer dans la compétiiton dès la 1ère journée, et ce malgré un effectif incomplet…pour évoluer à ce niveau !
Le championnat démarre, et la F.F.B.B informe les 17 équipes engagées qu’un 18ème club, en l’occurrence le CASE, viendra compléter la division, mais uniquement à partir de la 3ème journée !… Comme le faisait justement remarquer un président de club à l’occasion d’une réunion, a-t-on déjà assisté à un marathon où l’on permettrait à un coureur de n’entrer en course qu’à partir du 6ème kilomètre ?… Cette décision de la F.F.B.B provoque un « tollé » chez les présidents de clubs de NM1, qui sont fatigués de l’attitude d’une Fédération qui continue à agir sans consulter, ni communiquer. 15 des 16 clubs de NM1 (le 17ème étant le Centre Fédéral) décident donc de boycotter les rencontres devant les opposer au 18ème club, sachant que tous précisent très clairement que cette réaction d’humeur est uniquement dirigée contre la F.F.B.B, et ne concerne en rien l’équipe de Saint-Etienne !
Angers ouvre le « bal des mécontents » et est la première formation à mettre en œuvre cette décision de boycott…, qui oblige toutefois les 14 autres équipes à faire preuve d’une solidarité sans faille. La Fédé menace de ne pas céder, position qui enverrait automatiquement le CASE en Po B à la fin de championnat en n’ayant rencontré que Denain et le Centre Fédéral et donc disputé que 4 matchs sur 34 !… Mais comment constituer et gérer une équipe « pro » dans ces conditions, et surtout comment réunir les moyens financiers nécessaires sans participer ?… De quoi faire retourner le très honorable Pierre de Coubertin dans sa tombe. Bref une situation de blocage total !…
Fort heureusement pour le basket, cette situation semble avoir trouvé une issue positive dans la journée et la soirée de Vendredi. Chacune des parties semble avoir consenti des efforts pour sortir de l’impasse. Tout d’abord, ce qui constituait la première condition posée par les présidents de club de NM1, la F.F.B.B a accepté de lever toute sanction sportive contre le club d’Angers BC qui avait refusé de jouer contre le CASE Samedi dernier. Dans sa largesse, la Fédé a même proposé de supporter les frais de déplacement du CASE en Anjou lorsque devra être rejouée cette rencontre.
La Fédé a ensuite promis de voir s’il pourrait être intégré dans le règlement spécifique de la NM1 une date butoir pour l’engagement d’un club… Elle se retranche toutefois devant le nombre et la longueurs des différents recours juridiques dont peuvent user les clubs en désaccord avec les décisions de la L.N.B et de la F.F.B.B. Selon ses dirigeants, ces délais de recours administratifs expliquent le retard d’engagement du CASE. Les vacances judiciaires n’arrangent rien et les rapports d’audit quelquefois diligentés pour éclaircir la situation financière d’un club en délicatesse non plus !…
Les présidents des clubs de NM1 ont également demandé que soient clairement établies et énnoncées les règles en cas de sanction financière d’un club. A l’exception du privilège qui avait été accordé au CSP Limoges, celles-ci étaient auparavant bien connues. Tout groupement sportif qui déposait son bilan devait automatiquement redémarrer au plus bas échelon national, soit en NM3 ! Le CASE aurait-il bénéficié de l’exception Limougeaude ?… Non, selon le président de la F.F.B.B. Le président de la Fédé admet qu’il n’est pas acceptable qu’un club victime de difficultés financières puisse effacer d’un trait de plume le passif accumulé et repartir au même niveau de compétition, sous le couvert d’une nouvelle structure juridique. Toutefois, la situation de Saint-Etienne a mis à jour un « vide juridique ». Le CASE (association support) avait récupéré au 30 Juin 2009 les droits sportifs qui avaient été délégués par convention au S.E.B, société commerciale qui gérait l’équipe pro de Saint-Etienne. Mais la SASP S.E.B n’a déposé son bilan (malgré l’importance de son passif) qu’en date du 3 Juillet 2009, soit après le terme de la convention de délégation. Impossible dans cette situation d’appliquer au S.E.B un règlement alors que cette entité ne dispose plus des droits sportifs et que l’association qui les a récupérés ne se trouve elle-même pas en difficultés financières !…
Dernière condition posée par les présidents de NM1…, que le CASE, s’il devait être l’une des deux formations accédant en Pro B à la fin de la saison 2009-2010, ne puisse monter que seulement dans l’hypothèse où une 3ème place serait disponible !… Explication : il n’y aura pas 3 descentes de Pro B, ni ajout d’un club supplémentaire. Donc les Stéphanois, s’ils venaient à terminer 1er du championnat régulier (1ère place) ou à remporter les play-offs de montée (2ème place), ne pourraient rejoindre la Pro B que si un club de Pro A ou de Po B venait à être rétrogradé administrativement au vu de sa situation financière !…
La fin de saison 2009-2010 risque donc d’être encore animée sur le plan de repêchages et autres négociations de couloirs…, lorsque l’on sait :
1- que les deux clubs d’Angers devraient certainement fusionner en fin de saison (quel que soit leur classement sportif respectif) du fait de la volonté des collectivités locales,
2- que le CASE, s’il faisait partie des montants, ne pourrait accéder en Pro B qu’en cas de défection aux échelons supérieurs (Pro A ou Pro B),
3- que le club de Saint-Quentin, s’il faisait également partie des montants, ne pourrait accéder en Pro B qu’à la condition préalable d’avoir totalement apuré la dette accumulée au cours des précédentes saisons (on évoque le chiffre de 230 K€)…, ce qui ne semble pas gagné d’avance !…
L’histoire a donc de grandes chances de se répéter au cours de l’été prochain !… « Bis repetita placent »…affirmaient les anciens.