de Duke » Mar 24 Mar 2009, 12:43
Article paru dans Antibes maville.com
Il fut un temps où évoquer les finances de l'Olympique d'Antibes aurait fait grincer quelques dents. Gestion hasardeuse, folie des grandeurs et salaires mirobolants (jusqu'à 300 000 francs pour les meilleurs) avaient eu deux effets : propulser l'OAJLP vers les sommets, avant de causer sa perte.
Aujourd'hui encore, il faut payer la note : 185 000 e par saison pour éponger la dette accumulée pendant la période dorée du début des années 90, du titre en Pro A et de la coupe d'Europe. Et ce jusqu'en 2014.
Vacciné, tombé jusqu'en N1 et de retour en Pro B depuis septembre, Antibes ne joue plus les flambeurs. Certes son budget de 2, 2 millions d'euros le place au troisième rang de la division derrière Paris et Limoges.
Rigueur à tous les étages
Ce chiffre couvre à la fois le groupe professionnel et la section jeunes. Il inclut aussi le remboursement de la dette. Alors, les Olympiens sont obligés de se serrer la ceinture. La fiche de paie des joueurs reste dans la norme (voir encadré) et toute dépense inutile est proscrite. « On fait 19 déplacements cette année. 12 en avion, 5 en bus. Comme nous sommes dans le Sud, cela nous coûte deux fois plus cher qu'eux (70 000 e à l'OAJLP) » résume le manager général, Vincent Bérard. Quand ils prennent la route, Mollinari, Kennedy et les autres s'arrêtent sur une aire de repos pour casser la croûte. À l'extérieur, l'équipe pro opte pour des chaînes hôtelières standard.
Qui injecte de l'argent ?
Du côté de la Ville, il y a des lustres que l'on a cessé de signer des chèques en blanc. Alors qu'elle avait grimpé jusqu'à près de 15 millions de francs, la subvention municipale est stabilisée depuis près de 12 ans autour d'un million d'euros. « On a longtemps figuré parmi les plus grosses de France. Là, c'est légèrement au-dessus de la moyenne. Mais ailleurs, le total est parfois augmenté par l'achat de places par les collectivités. Sur une saison, ça peut faire 100 000 e » indique Bérard.
Autre partenaire important : le conseil général, qui lui verse 138 000 e pour l'organisation de stages d'été pour les jeunes, plus une aide pour le volet professionnel (la dernière était de 50 000 e contre 100 000 l'année précédente). Pour composer son budget, l'OAJLP peut aussi compter sur le Russe Serguey Kushenko. Président du CSKA Moscou, il investit à titre personnel sur la Côte. Un petit plaisir. A combien ? « On ne donnera pas de chiffres » lache prudemment le manager olympien. Selon nos sources, ce partenariat étalé sur quatre ans aurait augmenté progressivement, jusqu'à atteindre 150 000 e pour 2008/2009.
En dehors de ces gros contributeurs, il faut parvenir à convaincre des partenaires. Des « petits » qui peuvent rejoindre le groupe pour 500 e minimum. Et d'autres qui dépensent plus largement pour être « partenaire or ».
Là non plus, le club n'a voulu jouer la carte de la transparence.
Mais on peut estimer autour de 40 000 e le ticket d'entrée pour les marques qui s'affichent sur le maillot blanc et bleu (Carrefour et Opel). « La descente en N1 nous a fait perdre deux ans. La confiance des entreprises n'est pas encore gagnée. Pourtant, en terme de fréquentation, on représente le deuxième spectacle sportif du département. Derrière l'OGC Nice, mais devant le volley cannois » avance Vincent Bérard.
La vente de produits dérivés étant quasi anecdotique, c'est sur la billetterie que le mauvais élève antibois (seulement 40 000 e) doit progresser.
« En 2008, notre meilleure recette, on l'a faite en coupe de France contre Dijon. Il n'y avait pas beaucoup de public, mais tout le monde avait payé ! »
Pour rattraper ses adversaires qui encaissent deux fois plus, l'OAJLP réduira largement le nombre d'invitations.
Nice-Matin
En rejoignant la salle Foch,tous nos problèmes vont disparaître......C'est désolant