de voltigeur » Jeu 18 Déc 2008, 14:17
C'est un copain qui fait les résumés de match sur le site off d'EVREUX.
Je l'avais reçu avant par mail, et le voici avant les toutes dernières retouches avant mise en ligne :
"............. ALM EVREUX BASKET- ANTIBES : 86-92 (a-p)
Pourvu que cette défaite ne soit pas celle qui nous prive des play-offs, comme le fut celle face à Besançon l’an dernier (73-74 sur un panier improbable, au buzzer…). Jamais notre équipe n’aurait dû perdre ce match : d’abord elle mena 60-47 à la 27ème minute, face à une équipe extrêmement diminuée… Surtout, à 4 secondes de la fin, à 73-70, jamais elle n’aurait dû laisser tirer TCHILOEMBA à trois points et arracher ainsi les prolongations : il suffisait de faire une petite faute dans leur moitié de terrain, que les arbitres se seraient empressés de siffler, eux … qui l’ont eu facile - le sifflet - contre les normands, et le tour était joué ! Tant de candeur étonne : la jeunesse et l’inexpérience ont bon dos, cela paraissait si évident, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? C’était pourtant la consigne du coach, ce qui avait bien été fait et à deux reprises quelques secondes auparavant ! Grrr !
Antibes, dans ce registre (faire des fautes intelligentes) a su nous crucifier durant la prolongation qui tourna vite à l’agonie! Notre équipe, avec une seule victoire à l’extérieur et désormais deux défaites à domicile, sait ce qu’il lui reste à faire : accumuler une série pour rattraper la situation… Elle est de nouveau partie pour une longue période où elle va naviguer de la 9ème place à la 15ème… C’est plus que rageant : après avoir déjà remis Nanterre dans la course, voilà qu’elle a remis Antibes à niveau : c’est ce qui s’appelle tendre le bâton pour se faire battre… Tout un club a pris un coup sur la tête, ce soir… A commencer par Deron HAYES qui va devoir quitter le club sur cette triste impression, lui qui a réussi une si belle pige de 13 matches sur les rives de l’Iton. Longue vie à toi, Deron : dis à tes jeunes partenaires qu’ils font un beau métier et qu’ils doivent mieux en respecter les bases! Ceci dit…
1ER QUART TEMPS : EVREUX NE SAIT PAS EMBALLER LE MATCH…
Face à une équipe aussi diminuée (comme si nous avions été privés de KARIM, POPE et MATHIS), il fallait user notre adversaire et ses joueurs majeurs en jouant vite… Ouais, bof ! Pas pigé ! Invraisemblable… Cela paraissait si évident ! Toujours est-il que HOUMOUNOU, à la limite des 24 secondes, est obligé de lancer un tir casquette, qu’il ratera… Le ton est donné : Antibes, par la force des choses, jouera en zone, au pas si possible : seul un jeu bien huilé parviendra à la déjouer… MATHIS, à la réception du tir de son partenaire, prendra le rebond, provoquera la faute de TCHILOEMBA et convertira son 2+1, montrant ainsi la voie à ses partenaires. Mais…
Mais vite, le jeu se mit à ronronner, au rythme voulu par les Antibois. Les ébroïciens ne prennent pas ce match à bras le corps : POPE, sous le panneau, répond bien à SAURET, mais MC CORD facile en dessous, puis PECIUKAS, ne s’en laissent pas compter, Abdou provoque la 2ème faute de TCHILOEMBA, (oui, c’était bien ce qu’il fallait faire), et va dunker sur la tête de ses adversaires. Mais ce dernier est un vieux briscard (il ne fera plus de faute avant le quatrième quart temps) et lui répond aussitôt. HOUMOUNOU qui alternera les bons et les mauvais choix, échoue encore, MATHIS, vigilant, reprend son tir raté. Ouf ! Sans l’œil de James MATHIS, où en serions-nous ? HOUMOUNOU intercepte encore puis passe (ce qu’il sait faire le mieux) à KARIM qui allume de très loin : 12-8. Le jeu est fluide des deux côtés à ce moment du match, même si DOREAU, puis POPE et enfin PECIUKAS manquent des tirs ouverts. HOUMOUNOU, maudit, intercepte à nouveau mais rate sous le panneau, il est remplacé par LE PELLEC à la 7ème minute, totalement hors de forme, lequel ne reviendra plus en jeu après ces trois premières minutes désastreuses, même s’il provoquera la faute de DOREAU, et bientôt 12-14 par SAURET et MC CORD qui entame son festival de fautes provoquées. Seuls MATHIS qui s’y prend à deux fois dessous et KARIM, en extension à mi-distance à la sirène marqueront encore. Déjà, une décision bizarre des arbitres (un panier qui n’y est pas, accordé à SAURET, plus une faute de KARIM) accable les ébroïciens : 16-19 au bout de ce quart temps insipide. On attend de notre équipe, forte de ses rotations, qu’elle accélère le jeu et mette vraiment son adversaire en difficulté.
2EME QUART TEMPS : LES FAUTES PLEUVENT D’UN SEUL COTE.
Remy VALIN choisit d’entamer les hostilités avec MONNET en relais de N’DIAYE déjà à deux fautes et LESSORT à la place de James MATHIS auteur d’un quart temps plein (7pts, 5 reb et 2 fp).
Au bout de 18 secondes, Gregory est déjà sanctionné, MC CORD marque ses lancers : 16-21. Enfin, à l’instigation de HAYES qui s’enfonce dans la défense et marque en biais, puis qui envoie POPE au panier (une passe bizarrement pas comptabilisée !), l’équipe normande accélère : KARIM se jette au sol pour reprendre une longue passe, se relève et marque joliment en tête de raquette avant d’être décalé par MONNET. La balle ressort, rebondit mais rentre, une réussite qui fait du bien, sur un 8-0, Evreux est devant à 24-21. DOREAU stoppera la série, mais KARIM, étincelant, a la main chaude et marque de loin avant d’envoyer POPE provoquer la 3ème faute du jeune KARAIBRAHIMOVIC. HAYES, lui aussi de loin, marque à son tour : la zone d’Antibes vole en éclat sur ces accélérations : 30-23, un premier break se dessine, mais MC CORD continue son travail de sape en marquant d’abord, en deux fois, sous le panneau, en jouant des coudes ensuite pour provoquer la faute de LESSORT puis de KARIM… Après que POPE ait repris un tir raté de LESSORT, MC CORD, encore lui, provoque la faute de POPE cette fois-ci, pour ce qui commence à ressembler à un vrai carnage… Il réussit ses deux lancers. : 32-29, puis bientôt 32-31 après une décision ahurissante des arbitres sanctionnant LESSORT d’un passage en force au profit de … MC CORD, pour redonner la balle aux sudistes qui n’en demandaient pas tant : TCHILOEMBA, impeccable, profite de la confusion ambiante… La suite sera une longue litanie de tirs lointains réussis : TCHILOEMBA répond à POPE (de très loin et de très haut), HAYES répond à PECIUKAS, dans le même exercice, comme si chaque équipe cherchait à échapper aux foudres des arbitres, en évitant le contact de près : 38-37.
Entre temps, un nouveau passage en force a été sifflé à l’encontre de MATHIS, qui s’arrache ensuite au sol pour conserver la balle, tandis qu’à l’autre bout du terrain, POPE est ceinturé sous les yeux de l’arbitre qui ne dit rien, sous la bronca du public, outré. 12 fautes à 8 ont été sifflées contre nous : surtout aucun joueur majeur d’Antibes n’est vraiment handicapé… HOUMOUNOU sur deux lancers, en s’appliquant, à la dernière seconde, marquera ses deux seuls points du match pour remettre Evreux in extremis devant à 40-39… Les deux équipes ont été adroites, un joueur survole le lot : MC CORD à 14pts, 7 reb, 1 in, 3 passes et surtout 6 fautes provoquées contre zéro subie !
3EME QUART TEMPS : L’EQUIPE NORMANDE SURVOLE LES DEBATS.
Au retour des vestiaires, Remy VALIN, suivi d’Eric MICOUD, véritable ange gardien de cette équipe, a le regard sombre de détermination. De fait, son équipe démarre au sprint : MATHIS envoie POPE au panier, ils s’y mettent à trois pour maîtriser un rebond au risque de se télescoper, preuve de leur envie, POPE rate mais KARIM va … au rebond et lui redonne, puis MATHIS intercepte et va au dunk, sous les hourras du public : 46-39, avant de répondre d’un tir primé à celui de PECIUKAS, N’DIAYE y va de son bras roulé : 51-42.
Mais les arbitres ont décidé de s’attribuer le spectacle : MATHIS est sanctionné sévèrement de sa 3ème faute, puis ils refusent un contre à N’DIAYE et le sanctionnent de sa 3ème faute lui aussi. Il y a une justice, PECIUKAS n’en met qu’un et notre équipe qui ne se décourage pas, reprend sa marche en avant par N’DIAYE puis KARIM pour son sixième tir réussi de la soirée sur six : 55-42 pour un premier break que l’on espère décisif. A la 27è, N’DIAYE, incroyable de vitesse et d’agilité fait se lever la salle sur son tir en extension, POPE telle une anguille se faufile et maintient l’écart à 60-47.
Mais PECIUKAS, deux fois sur deux lancers, puis MC CORD qui profite d’une mésentente, ramènent leur équipe dans les roues… HAYES ne met qu’un seul des trois lancers qu’il aura à tirer : un mauvais présage ? HOUMOUNOU, décalé par POPE, échoue dans son tir, persiste pour … échouer encore, quel désastre, il en est à 0/8 aux tirs ! Malgré cela, le score de 61-53 ne reflète pas la main mise de notre équipe, comme l’atteste l’évaluation à 78-56… MC CORD, le déménageur des surfaces, n’a toujours pas été sanctionné et en est à 7 fautes provoquées !
4EME QUART TEMPS : L’INCROYABLE SCENARIO FINAL.
Dans les travées, on se dit que l’on a raté le coche, d’autant que l’équipe adverse est totalement intacte (aucune faute pour MC CORD, une seule pour SAURET et DOREAU, deux seulement pour PECIUKAS et TCHILOEMBA, tandis que nous avons quatre joueurs à trois fautes). Eux vont pouvoir défendre sans retenue ! Et cela démarre mal : MATHIS prend bien le premier rebond, puis N’DIAYE le suivant, puis encore MATHIS, mais rien au tableau d’affichage puisque HOUMOUNOU rate son 9ème tir de la soirée, ce que ne fait pas MARCO qui vient de rentrer, encore moins l’incontournable MC CORD, qui se déchaîne face à MATHIS, l’envoie balader, sort du terrain, la balle en mains, sous les yeux de l’arbitre qui lui redonne la balle pour lui permettre de marquer en force : 61-58. MATHIS est encore massacré sous le panneau sans qu’aucune faute ne soit sifflée. Le public hurle sa colère, son désarroi devant tant de décisions contraires… Enfin, POPE provoque une faute adverse (la 3ème de TCHILOEMBA) et réussit ses lancers, PECIUKAS fait un air ball que récupère MONNET et KARIM absolument magnifique réussit son troisième tir primé de la soirée, lancé sur orbite par POPE, pour redonner de l’air à son équipe. MATHIS, à mi-distance, lui donne de l’oxygène : 68-58. Nos joueurs veulent ce match.
Mais MONNET prend une faute imaginaire puis sa quatrième quelques secondes plus tard et TCHILOEMBA, facile au dessus de tout le monde, sans opposition, suivi par DOREAU, ramènent encore leur équipe : 68-62. Un marcher, encore un, est sifflé à l’encontre de MATHIS, qui a le don de mettre le feu aux poudres : tout le monde s’énerve, sur le terrain, sur le bord de touche, dans les tribunes. Et le pire est à venir : N’DIAYE est massacré sous le panneau, sans que l’arbitre ne bronche, tous les joueurs d’Evreux s’arrêtent de jouer et ça fait 68-64 sur la contre attaque. Arbitrage de m…. entends-je alors tout autour de moi ! Et ça continue, N’DIAYE qui n’a pas été protégé lorsqu’il a été pressuré est sanctionné de sa quatrième faute pour une caresse sur TCHILOEMBA, immédiatement punie d’une cinquième sur sa protestation (deux fautes en une). Il n’aura pas pu passer plus de trois minutes sur le parquet ! L’ex ébroïcien ne se fait pas prier et convertit la sentence : 68-66, juste après que l’arbitre ait prié notre kiné de quitter les lieux ! Ambiance, ambiance !
L’équipe essaie pourtant de se remettre sur le chemin, mais KARIM est crocheté par PECIUKAS alors qu’il filait seul au panier, juste une faute pour le Lituanien ( sa quatrième ), balle sur le côté ! MONNET, enfin, met fin à la série noire et convertit son 2+1 en se concentrant : 71-66 à la 38ème minute. MC CORD, bien que contré une première fois, reprend et marque : 71-68.
Le match devient une bataille de chiffonniers, MATHIS serré de près par TCHILOEMBA ne peut conclure, pas plus que HAYES, ni MATHIS une nouvelle fois : la porte est fermée à double tour ! MC CORD échoue de loin et MATHIS va chercher le rebond à 16 secondes du terme, serre la balle contre lui… MEUEL fait faute volontairement sur KARIM, mais celui-ci, sans doute épuisé ou déconcentré par une telle pression, rate le premier puis … le second et donc la balle de match ! Toujours 71-68… Ce qui oblige POPE à faire faute sur PECIUKAS qui ne se fait pas prier : 71-70. Il reste dix secondes.
Remy VALIN prend un temps mort, la consigne est claire : garder la balle au maximum et attendre la faute… Lamar KARIM court comme un lapin sur le parquet, PECIUKAS lui court après, le rattrape et l’envoie au sol pour sa cinquième faute. KARIM s’applique cette fois-ci, pour sa nouvelle balle de match et met les deux : 73-70. Il ne reste que 4 secondes à jouer…
Jusqu’à l’invraisemblable : aucun joueur ne cherche à ralentir la montée de balle, encore moins à faire faute, loin de son cercle et TCHILOEMBA, dans un magma de joueurs, sans que l’on sache d’où il tire vraiment, ni si son tir est parti après la sirène… La polémique va sans doute s’enfler sur ces derniers doutes. Toujours est-il que l’équipe est catastrophée, le public assommé, qui devine que l’agonie est à venir… Comment en si peu de temps, retrouver sa sérénité, et reprendre l’envie, surtout avec si peu de forces : quatre joueurs sont à 3 fautes, MONNET en est à 4 fautes et N’DIAYE condamné au banc…
PROLONGATION : EVREUX BOIT LE CALICE JUSQU'A LA LIE.
KARIM commence par échouer à mi-distance, pas DOREAU, qui avec son premier tir lointain de la soirée, montre que son équipe est revenue de nulle part et entend profiter de l’aubaine… POPE réussit un contre qui n’est pas accordé, au contraire, le panier qui n’y était pas, est validé par l’arbitre au profit de MEUEL : 73-78.
Cela sent le roussi, cela sent l’hallali !
Puis le miracle se produit à nouveau, malgré DOREAU qui maintient la pression : POPE s’enflamme tout à coup, après n’avoir mis qu’un seul lancer sur une faute volontaire de MEUEL, il bénéficie d’un bon travail de HAYES d’abord puis de MATHIS et allume coup sur coup de loin pour égaliser à 80-80. Il reste 2’20 à jouer. Le public y croit de nouveau, mais … MC CORD provoque la faute de HAYES, il ne réussit qu’un seul lancer mais maintient son équipe en tête, d’autant que TCHILOEMBA perd la balle que … l’arbitre lui redonne au grand dam de MONNET, qui proteste… MEUEL, décisif sur cette prolongation, provoque la faute de KARIM et, impeccable, convertit la sentence. POPE, cette fois-ci, ne peut sauver la patrie, il échoue de loin, tandis que MC CORD expédie définitivement MONNET sur le banc, lui aussi marque ses deux lancers : 80-85. Une dernière fois, POPE pénétrera pour réussir son 2+1 et MEUEL, derrière, crucifiera les amicalistes qui n’en peuvent plus : 83-88, et bientôt 83-92 sur deux … lancers de TCHILOEMBA, deux autres de DOREAU…
HAYES signera d’un tir lointain son départ de l’équipe… Un bien triste départ après un match dont il conviendra d’oublier les stigmates, mais dont peu de spectateurs pourront oublier la prestation arbitrale …
Par JACKY COLLET..............."