de Duke » Lun 09 Avr 2007, 19:25
Lors de nos deux prochaines sorties:Boulazac et Vichy,c'est à Boulazac que nos favoris auraient une petite chance de ramener une victoire.Le coach de Boulazac est mécontent de la prestation à domicile de ses joueurs.
Ci-joint un article de la pressAPRÈS BOULAZAC --Par manque de solidarité, le BBD a explosé face à une équipe plus complète. Le coach déplore l'état d'esprit de certains joueurs qu'il distingue de «ceux qui se battent»
« Ce soir, certains joueurs ont montré leurs limites »:
Le match de samedi se résume simplement : la défense de Boulazac ne pesait pas bien lourd et ce qui devait arriver arriva. À l'exception d'un premier quart-temps correct et d'un sursaut d'orgueil dans le dernier acte, tous les verrous ont sauté. Aucune solidarité au rebond, pas de rotations défensives, un manque d'agressivité dans les duels? Rouen n'avait plus qu'à dérouler. Au grand dam du coach John Douaglin.
« Visiblement, certains joueurs ne s'impliquent plus vraiment, lance-t-il. Peut-être ont-ils déjà la tête ailleurs. » S'il sait pertinemment que les toutes proches négociations du mercato peuvent perturber les esprits, l'entraîneur ne digère toujours pas cette pilule. « S'il y a des mecs qui ne sentent plus concernés, ils n'ont qu'à aller voir ailleurs, tranche-t-il. J'ai l'impression que certains n'ont pas conscience du rôle qui sied à leur job. »
Les play-off sur un CV. Le coach ne divulguera aucun nom. Alors, faute de deviner quelles « brebis galeuses » sont visées, il paraît assez évident que Richmond, étincelant (29 points) malgré la débâcle de ce week-end, ne fait pas partie du lot. De même, on voit mal comment le meilleur joueur de Pro B Ivan Almonte, encore omniprésent ce samedi (21 points, 9 rebonds), pourrait échapper aux sollicitations du BBD pour poursuivre l'aventure. Parmi les autres Boulazacois, beaucoup sont talentueux. Mais leur temps de jeu, leur régularité et leurs attentes ne permettent pas de tirer des plans sur la comète.
« Vous savez, entre coaches, on s'appelle »
Nous nous contenterons donc d'observer le climat de cet après-Rouen, qui semble déjà présager quelques remaniements. « Ce soir (NDLR, samedi), des joueurs se sont battus? Et pas d'autres, indique John Douaglin. Alors vous me parlez de play-off, mais pour y aller, on a besoin de tout le monde. Et tout le monde n'a sans doute pas compris qu'une participation aux play-off, ça faisait bien sur un CV. Vous savez, entre coaches, on s'appelle. Et finalement, je me dis que cette soirée est intéressante dans le sens où certains joueurs ont montré leurs limites à travers leur comportement? Et que cela me donne de bons indicateurs quant aux choix qui seront les miens à l'avenir. » Voilà qui a le mérite d'être clair. Voilà, aussi, des propos dont on ne sait pas encore s'ils motiveront les troupes boulazacoises.
Dilemme. Lorsque Julien Sauret se demande si le maintien n'a pas démobilisé le groupe, quand on assiste à des offensives rouennaises qu'un cadet déchiffrerait sans problème ou lorsque le public finit par siffler (son équipe ?, l'arbitre ?, un Rouennais ?, les trois ?), on s'interroge. Mais quand Richmond amorce la révolte (trop tardive) au dernier acte, suivi par Almonte et Sauret, on imagine bien cette équipe en play-off. Car elle sait montrer les crocs.
Seulement pour quoi faire ? « Il y a dans l'équipe des joueurs qui ont cet esprit de compétition, cette envie, confie John Douaglin. Les play-off, c'est bien. Encore faut-il se montrer capable d'en assumer les conséquences. Je veux dire qu'une montée, aujourd'hui, nous n'en sommes pas capables. » Voilà donc un dilemme, car le coach affirme aussi que « la route des play-off n'est pas éteinte ».
Certes, mais il reste à savoir si tous iront dans le sens indiqué par John Douaglin.