de Duke » Lun 16 Avr 2007, 12:43
PRO B (29E JOURNÉE) .......
(BASKET-BALL) .......
APRÈS BOULAZAC-ANTIBES. --Les Boulazacois se sont offert une belle frayeur en fin de match, préservant malgré tout l'essentiel. Et ils remettent le couvert dès demain à Saint-Quentin
Un parfum pour les mémoires:Pierre-Yves Crochet
«Ce gars-là , il pue le basket ! » Ce drôle de compliment est signé Maxime Renaud, et s'adresse au grand bonhomme de cette Pro B : Ivan Almonte. Le leader incontesté de l'évaluation (22,5 de moyenne, soit trois points de plus que le deuxième, le Nanterrien Steffon Bradford). C'est vrai que le Dominicain sent le jeu comme nul autre. Samedi, on l'a même cru en route vers le triple-double, n'échouant au final que pour trois passes décisives. Avec un tel marsupilami, il aurait été inconcevable de baisser pavillon contre Antibes, inconcevable d'abandonner une nouvelle fois la victoire à l'Agora.
Et pourtant, c'est bien ce qui aurait pu se passer lorsque, à 120 secondes de la sirène, Mipoka venait de réussir le panier primé qui ramenait les siens à cinq longueurs du BBD (78-73).
Suspense dans le money time. Celui-ci avait pourtant compté jusqu'à vingt points d'avance quatre minutes plus tôt, encaissant alors un sévère 0-15 pour le moins incongru. Le retour d'Almonte, Richmond et Chery sur le parquet permettait heureusement de s'assurer un final pas trop chaotique. Ouf !
« Le problème, c'est que les gens ne vont retenir que la fin de la rencontre. C'est comme lorsque, dans une saison, une équipe réussit un super départ puis s'écroule sur la fin, tout le monde ne se rappelle que de ça. » Difficile de faire plus lucide que Rochel Chery. Les questions d'après-match ont beaucoup tourné autour de cette frayeur dans le money time, occultant exagérément la grosse prestation défensive qu'avait réalisée Boulazac jusque-là . Parce que la véritable info, elle est là . On se demandait comment les joueurs de John Douaglin allaient réagir, une semaine après s'être fourvoyés contre Rouen. Dans le sillage d'un Ivan Almonte, on l'a dit, stratosphérique, l'équipe périgourdine a récité à merveille sa partition défensive. À la mi-temps, les Azuréens ne comptaient que 25 malheureux points, et un affligeant 36 % de réussite (dont 0/10 à trois points). « Nous avons retrouvé solidarité, agressivité et envie », se félicite le coach périgourdin, qui a apprécié que chacun ait « donné le maximum ».
Un maintien mathématique. Les Antibois, pourtant fatigués par leur huitième de finale de Coupe de France disputé mardi, ont montré que rien n'était jamais acquis cette saison. Le danger vient de partout, y compris lorsqu'on croit avoir fait le plus dur. Seulement, il y a au moins une chose de sûre. Mathématiquement parlant, le maintien en Pro B est désormais dans la poche. Avec ses cinq points d'avance et le point average favorable sur le 15e, qui n'est autre que ce bon vieil Olympique d'Antibes, le BBD n'a absolument plus rien à craindre à cinq journées du terme.
Mais comme le soulignait Rochel Chery, seules les bonnes fins de championnats restent dans les mémoires. Alors les Boulazacois feront tout pour aller cueillir la cerise chère à John Douaglin. « Nous aurons fait un très beau championnat quoiqu'il arrive. Maintenant, pourquoi ne pas réaliser l'exploit d'aller en play-off ? »
Un exploit qui passe dès mardi par un déplacement à Saint-Quentin. Une salle qui? pue le basket. Mais le BBD a les hommes pour y vaporiser son parfum préféré. Celui de la victoire.