de Duke » Mar 26 Fév 2008, 09:56
Le journal Sud-Ouest n'est vraiment pas pressé de relater les événements de sa région:3 jours pour faire paraitre un article sur Bordeaux-Antibes!!! C'est ce qu'on appelle des nouvelles fraîches....
JSA BORDEAUX - ANTIBES. --Girondins et Antibois se sont livrés une lutte acharnée. Une partie qui s'est jouée sur un rythme infernal jusque dans les derniers instants
À quelques détails près:Marc Duthoit
Courte ou large, méritée ou injuste, honorable ou humiliante. Quelle que soit sa forme, une défaite ne change ni de nature, ni de valeur comptable. Malgré leur brillante production, les JSA ont laissé échapper un succès que la logique n'aurait pas condamné. Une dizaine d'égalités au score et des prises d'avantage alternées, n'excédant pas deux points durant la deuxième mi-temps, illustrent parfaitement l'équilibre des forces.
« C'est aussi une victoire». « Je n'aime pas en général parler de victoire morale. Mais compte tenu des conditions dans lesquelles nous avons évolué, ce soir, je ferai une exception », déclarait, fier mais fortement déçu, Tommy Davis. Propos confirmés par ceux du meneur visiteur, Julien Sauret : « Les JSA méritaient autant que nous de l'emporter. Nous avons eu un peu de chance. »
Ils n'en auraient eu que plus de mérite. En effet, Anthony Kent, blessé, n'a pas quitté le banc et Ben Owona, victime de crampes, n'a quasiment pas joué durant la première mi-temps. « Ces absences nous ont certes handicapés, mais elles nous ont stimulés aussi. Dans l'adversité, nous avons retrouvé notre esprit combatif, notre envie, notre confiance mutuelle. L'équipe a de nouveau une âme. Nous sommes relancés. C'est aussi une victoire », commentait avec ferveur le capitaine Andy Diop-Trémoulet.
Ce renouveau fut perceptible d'entrée de jeu. Autant par la vivacité et l'agressivité que par l'adresse, preuve de confiance. Les artilleurs bordelais se montraient à leur avantage alors que l'adversaire cherchait plutôt, et pour cause, le dessous du cercle. 22-19 (10e) : c'était déjà un beau résultat. (« Alors qu'avec deux intérieurs en moins, nous n'aurions même pas dû être dans le match », rappelait Tommy Davis). Mais la solide réplique (trois paniers primés) en réponse au deuxième de Preira (25-19, 11e) propulsait les visiteurs en tête (25-28, 12e). Faisant fructifier toutes ses opportunités dans la raquette, le leader prenait le large alors que les locaux, forçant leurs tirs, piétinaient. A 31-43 (19e), on crut qu'ils avaient épuisé la quintessence de leur potentiel et leurs ressources. Mais les réussites de Diop et Bigote de loin, débouchant sur un 11-2, relançaient le match (42-45, 20e).
Un final haletant. Dès la reprise, le jeu bordelais rapide et le rythme échevelé prenaient de court les massifs Antibois (« Ils nous ont fait très mal. Nous n'étions pas assez mobiles. Ils ont joué autour du demi-cercle et ont mis dedans », avoauit Julien Sauret). Le bombardement du panneau visiteur en conclusion d'un basket alerte, agressif et bien construit portait ses fruits : 61-62, 30e.
Théâtre d'une lutte impitoyable et incessante, durant laquelle les Antibois tentaient de ralentir le jeu mais utilisaient leur expérience pour glaner des points sur fautes provoquées avec des Bordelais, toujours aussi virevoltants, harcelant l'adversaire, la dernière séquence fut haletante (80-78 à 40 secondes). Une faute et un rebond « oublié » ici, un ballon butant sur le cercle là faisaient le miel de l'adversaire (80-83 à 18 secondes). « Ça s'est joué sur de petits détails », regrettaient Tommy Davis et Andy Diop-Trémoulet. Les derniers lancers du capitaine à six secondes (82-83) ne suffisaient pas à retourner la situation. Mais le dernier panier antibois était vraiment de trop.