Nationale 1 ANTIBES ? LE NOUVEAU DEPART ?
Relégué en Nationale I, l?Olympique d?Antibes veut se reconstruire. Premier objectif : la remontée immédiate en Pro B.
Vous jouez quelle Coupe d?Europe cette année ?» C?est la question qu?on a posée à Savo Vucevic pendant ces vacances estivales au Monténégro, lorsqu?il a annoncé qu?il était le nouveau coach d?Antibes. Le passé glorieux du club trois fois champion de France (1970, 91 et 95) est encore bien présent dans les mémoires en France comme en Europe et les Azuréens sont très attendus dans toutes les salles de N1, surtout que le club vise ouvertement la remontée immédiate en Pro B.
Pour l?instant, ils ont répondu présent en s?imposant huit fois en neuf journées, n?étant tombés qu à Charleville ;ils partagent la tête du classement avec Fos-sur Mer. «On aurait signé tout de suite pour un tel début de championnat parce qu?on avait un début de calendrier difficile», se félicite aujourd?hui Vincent Bérard, le GM. «Et puis avec un nouveau championnat, uin nouveau coach et une nouvelle équipe, ce n?était pas évident. » Le recrutement de l?entraîneur Savo Vucevic a effectivement constitué la première pierre du nouvel édifice anitibois. «Si on m?avait dit il y a un ou deux ans que je coacherais aujourd?hui en N1, je n?y aurais pas cru», avoue d?ailleurs l?intéressé, qui s?est engagé sur un contrat de 1+2 ans. D?ailleurs quand on a négocié, ce devait être la Pro B. Mais je suis un homme de parole et bien que le club soit descendu, je suis resté. Je dois reconnaître que les raisons de ma venue sont pour partie familiales, à cause du climat. Mais j?ai également apprécié le projet de construction du club. Je suis un homme de challenge, pas quelqu?un qui fait une année ici, puis une année là. Je voulais un club où je puisse construire quelque chose.»
Une équipe de Pro B en N1
Après la signature du technicien monténégrin, les dirigeants antibois ont cherché à convaincre des joueurs issus de Pro B de rejoindre la Côte d?Azur. « C?était très difficile pour nous, par rapport à notre public et nos partenaires, de ne pas recruter des joueurs venant du niveau que nous visons», justifie le manager général. «Les gens n?auraient pas compris. En commençant par l?arrivée de Savo (Vucevic) et le maintien de Yann Mollinari, on partait sur de bonnes bases. Ces deux signatures rapides ont été importantes pour convaincre ensuite des joueurs comme Julien Doreau (Saint-Etienne), Franck Tchiloemba (Nanterre) et les autres. Et bien que la majorité des joueurs de l?équipe n?aient jamais joué auparavant en N1, et aient désormais à assumer un rôle plus important que celui qu?ils avaient en Pro B, les choses se sont mis en place rapidement. «Il n?y pas un joueur en particulier qui sort du lot », analyse Savo Vucevic. J?ai un très bon groupe, avec des qualités humaines. Tout le monde est conscient du statut du club auquel on appartient. On veut bâtir quel que chose, avec des valeurs.»
Le coup du pouce du CSKA Moscou
Mais il n?y a pas que sur le terrain que l?Olympique d?Antibes tente de prendre un nouveau départ. «On essaie de se servir de la relégation dans ce sens», confirme le GM du club. « Quand on touche le fond, il faut rebondir parce que de toutes façons, on peut maintenant difficilement aller plus bas. L?olympique d?Antibes a d?ailleurs réussi à maintenir le même budget que l?an passé, possédant ainsi l?un des tous meilleurs de la Nationale 1. «En passant sous statut associatif, on profite de réductions fiscales qui compensent la petite perte de chiffre d?affaire», poursuit Vincent Bérard. « On a pu maintenir celui-ci grâce au soutien de quelques gros sponsors antibois et de nos partenaires du CSKA Moscou. Ces derniers nous donnent de l?argent, du cash. Et puis on profite régulièrement des conseils avisés de Monsieur Sergei Kuschenko (président du CSKA), notamment sur la stratégie globale du club. Il nous rend visite environ trois ou quatre fois par an. Qu?attend-t-il en retour ? Qu?on travaille bien et qu?on évite de reproduire les bêtises faites par le passé.»
Retour programmé à Salusse-Santoni
Mais si le club tente de reprendre son envol, les quelques nuages qui se profilent à l?horizon pourraient retarder le redécollage. La mairie a en effet décidé de construire une toute nouvelle salle de spectacle en lieu et place de l?actuel Espace Jean Bunoz qu?occupent les basketteurs. Ces travaux vont obliger l?Olympique d?Antibes à réintégrer pendant trois ans, le temps que soit érigé un nouveau palais des sports de 6.000 places, l?antique salle Salusse-Santoni, qu?il avait pourtant quittée en 1991 parce que sa vétusté et son exiguïté freinaient la croissance du club, alors champion de France. «On a dans le viseur le projet de salle qui nous permet de demander à nos partenaires privés, à notre public, voire dans le cas échéant (si montée en Pro B) aux instances du basket,de patienter», veut positiver Vincent Bérard. «Les services municipaux nous ont assurés et même garantis que, quoiqu?il arrive, la salle serait aux normes de la LNB. On ne peut donc que leur faire confiance.
Mais en attendant, la route est encore longue vers la Pro B. Elle passe notamment par des victoires face à Boulogne le week-end prochain, puis à Challans la semaine suivante.
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